Chasse aux aurores boréales

Et bien … chasse infructueuse … j’ai quand même pu prendre quelques photos.

J’ai ensuite pris plusieurs images de ma constellation préférée, Orion et utilise PixInsight pour faire une intégration :

Finalement, et malheureusement c’est une image incomplète car lorsque j’ai réinstallé mon laptop après avoir change le disque dur, je n’ai pas vérifié les paramètres de mise en veille … donc l’ordinateur s’est mis en veille après 30 mins … Là par contre, c’est à vous de me dire ce que j’ai pris en photo !

Tout cela juste avec mon appareil photo monté sur un trépied … comme quoi on peut vraiment s’amuser, même sans utiliser le télescope !

Imagerie planétaire

Au menu ce soir, un peu d’imagerie planétaire avec de vraies données. Un petit rappel tout d’abord: on ne prend généralement pas de « photos » de planètes, ou de la lune. Le problème avec les planètes (aussi avec la lune et le soleil), c’est que ce ne sont pas des « points » mais vraiment des objets. Dans ce cas, les couches de l’atmosphère à travers lesquelles les rayons lumineux passent jouent un rôle très important. Vous souvenez-vous l’été dernier, dans la voiture sur l’autoroute en train de regarder au loin ? Vous avez probablement remarque cet espèce de flou fluctuant … c’est cela ! C’est le principe du mirage : différentes couches d’air a différentes températures et des turbulences. C’est exactement ce que l’on voit lorsque l’on regarde par exemple la lune a fort grossissement:

la lune, telescope C8

Si l’on regarde bien on voit que par moment l’image est très claire : les différentes couches de l’atmosphère agissent comme une loupe qui va corriger le fait que nous ne sommes pas tout à fait au meilleur focus. L’idée est donc d’analyser la vidéo, et de ne garder que les « meilleures » images (celles qui sont les plus claires) et ensuite de les additionner, afin d’améliorer le rapport signal/bruit. C’est exactement ce que registax, le logiciel que nous allons utiliser fait.

C’est un logiciel windows et l’installation se fait en deux parties. Il faut tout d’abord installer la version stable (version 6) en cliquant sur ce lien:

L’installation est tout à fait standard : on clique sur le fichier téléchargé et on suit le processus d’installation. Ensuite, on télécharge la mise a jour en utilisant ce lien :

Le processus d’installation est identique. Une fois termine, on peut commencer à faire du traitement d’image planétaire !

Club astro – vendredi 7 décembre

Comme d’habitude beaucoup de discussions pour un vendredi après-midi ! Dans le désordre:

  • astéroïdes et autres qui aiment s’approcher de la Terre pour dire bonjour
    • et bien sur nous avons parle d’onde de choc
  • pourquoi est-ce qu’on a vaporisé Cassini dans l’atmosphère de Saturne, et fait par exemple Rosetta s’écraser sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko
  • mais ou s’arrête le système solaire ?
    • les sondes Voyager
  • le plan pour ce trimestre

Les astéroïdes

Comme on l’a vu dans la présentation du système solaire, il y a pas mal d’embouteillage dans l’espace, entre la ceinture d’astéroïdes, celle de Kuiper et le nuage de Oort … cela fait beaucoup d’objets. Une bonne « carte » du système solaire est disponible sur Wikipedia ici. Certains vont passer prés de la Terre et vont se faire attribuer une autre categorie: NEO (Near Earth Object). Le site du JPL est une très bonne source d’information. Nous pouvons même avoir accès à la liste de nos prochains visiteurs ici. On peut d’ailleurs voir que 2013 VX4 vient nous rendre visite dimanche ! Un qui a fait parler de lui dans les dernières années est le metéor de Chelyabinsk. Nous avons aussi vu une petite vidéo montrant les effets de l’onde de choc. On peut voir (et entendre !) le même effet lors par exemple une éruption volcanique comme celle-ci.

Rosetta, Cassini et le problème de la contamination par les vaisseaux spatiaux

Une chose que l’on souhaite éviter, c’est la contamination d’autres planètes par des microbes/bactéries terrestres, qui sont vraiment très résistantes. Avant d’envoyer une sonde dans l’espace, elle est « nettoyée », afin de s’assurer qu’elle n’embarque pas de bactéries terriennes avec elle. Malheureusement, nos bactéries/microbes sont vraiment très résistants donc la meilleure manière de s’assurer que nous n’allons pas contaminer de planète/lune qui a le potentiel de contenir des organismes vivants, c’est d’être certain de ne pas y aller.  Longue discussion a ce sujet, en particulier sur les moyens de se débarrasser des bactéries. Par exemple, le lait UHT avec un flash de température, mais c’est aussi pourquoi lorsque vous achetez de la viande hachée il est indique sur l’emballage qu’il faut la faire chauffer a une certaine température pendant un temps donne. Une autre manière de se débarrasser de tous ces trucs qui peuvent nous rendre malade est un flash de radiations. Le processus est bien explique sur cette page. On apprend d’ailleurs que la nourriture mangée par les astronautes de la NASA a été irradiée ! Alors … comment ça marche ? Nous avons donc parlé de dommages au brins d’ADN causes par rayonnement et d’apoptose (mort cellulaire programmée).

Ou s’arrête le système solaire ?

Très bonne question. La question peut être reformulée comme suit: a quel endroit s’arrête l’influence du soleil, en terme de vent solaire (et aussi champ magnétique). On parle héliosphère et d’héliopause. Regardez bien la photo expliquant le choc terminal (on pourrait presque appeler cette session la session des ondes de choc !)Vous pouvez aussi regarder l’article Wikipédia en anglais qui inclut une figure représentant les mesures de la sonde Voyager 1 lorsqu’elle a quitté le système solaire. En parlant de Voyager, nous sommes allés faire un tour sur le DSN (Deep Space Network) ou l’on peut voir ce qu’il se passe en temps réel !

DSN now 

Le plan pour ce trimestre

Au programme: visite du système solaire avec cartes postales faites par vos bons soins !

  • Mars
    • MSL/Curiosity
    • MRO/HiRISE
    • MOM (Mars Orbiter Mission)
    • Insight
    • HST
  • Jupiter
    • Juno
    • Galileo
    • Voyager
    • Cassini, New Horizons
    • HST
  • Saturne
    • Cassini
  • Uranus/Neptune
    • Voyager
  • Pluton/Ultima Thule
    • New Horizons
  • Ceres
    • Dawn
  • Lune
    • données amateur

Et bien sur, avant que j’oublie: allez sur le site de New Horizons ! Vous pouvez envoyer un message à New Horizons ! Je viens de recevoir mon certificat:

Balade sur Mars

Grosse session cette semaine sur Mars. Nous sommes passés à travers une présentation  sur le rover curiosity (à la fin de l’article)et aussi regarde comment récupérer les données a la fois du rover, mais aussi de la caméra HiRISE, embarquée à bord de MRO. LEs images de HiRISE du site d’atterrissage du rover (Gale crater) sont absolument fantastiques, on peut par exemple en voir un exemple ici:

Mont Sharp, données HiRISE

La résolution est tellement précise que MRO a pris en photo le rover lors de sa descente (et oui, on voit bien les parachutes !). La photo est disponible ici. Bien sur, tout devient plus complique lorsque l’on veut chercher quelque chose de spécial dans les données HiRISE. Heureusement, nous avons vu qu’en plus des outils de recherche de la NASA, on peut aussi afficher Mars a l’aide du logiciel Google Earth et en sélectionnant la bonne layer (HiRISE), nous avons accès aux données directement dans Google Earth:

Google Earth, vue de Mars avec le mont Olympe et la layer HiRISE sélectionnée
Sélection d’une prise de vue HiRISE
Affichage des donnees HiRISE dans Google Earth

Bref, il y a de quoi s’amuser pendant un bon bout de temps. Un de mes « moteur de recherche » préféré, sur le site HiRISE qui permet d’afficher une vue contextuelle ainsi que la résolution qui s’adapte a mesure que l’on zoom.

Ce n’est pas fini … Il y a aussi la sonde indienne qui orbite autour de Mars et qui offre de superbes photos du globe complet, comme par exemple celle-ci que j’ai travaillée avec PixInsight:

Au menu ce soir …

Nouvelles de la NASA : j’ai donc bien reçu une réponse de la NASA qui décrit le  processus utilisé pour produire cette magnifique image:

Credit: NASA, ESA, A. Riess (STScI/JHU)

Quelques images de Dawn, ainsi que quelques explications sur la science produite par Kepler pour finalement relier le travail des « citizen scientists » a l’intelligence artificielle, et plus particulièrement aux réseaux de neurones dans le cadre de la classification / détection d’images.

Pour finir, un aperçu des opérations nécessaires pour produire  une image contenant un des effets (visuel) de la gravitation, dans le cadre de la relativité générale d’Einstein : l’anneau d’Einstein

Pour les amateurs, plus d’information est disponible dans cette présentation et les notes du cours sont ici.

Finalement, car on m’a posé la question, le jeu « hello quantum » est disponible ici. On s’amuse de 7 a 77 ans !